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Les cinq onglets sont UN parcours

Ce ne sont pas cinq calculatrices isolées : c'est la même cellule vue cinq fois. Elle garde un bit (marge de bruit), il faut la lire sans la détruire, il faut lui amener du courant, elle a une forme sur le silicium, et tout cela décide à quelle vitesse elle peut aller. Deux boutons passent d'un onglet à l'autre : « reporter cette résistance sur la grille » et « ralentir la logique avec la chute IR ».

Tout ici est modèle du premier ordre

Et chaque écran le dit sur place. Il n'y a ici ni vérification des règles de dessin, ni extraction de parasites, ni placement-routage : c'est du logiciel professionnel et ça ne tient pas — et ne doit pas tenir — dans un onglet de navigateur. Ça sert à voir pourquoi un nombre monte ou descend quand tu bouges une commande, pas à valider quoi que ce soit.

Le bouton de lien partage les réglages exacts

Il copie une adresse avec l'onglet et toutes les valeurs telles que tu les as. Ça sert à coller un cas précis dans un article ou à l'envoyer à quelqu'un : en l'ouvrant, la personne verra exactement ce que tu voyais, pas l'écran de départ.

Pourquoi on mesure avec un carré

Chaque inverseur a sa courbe ; en les croisant on obtient le papillon. Le côté du plus grand carré qui tient dedans est la quantité de bruit que la cellule supporte avant de basculer — au-delà, la contre-réaction positive fait le reste. C'est la méthode de Seevinck (1987) : tout le monde la cite et presque personne ne la laisse manipuler.

Les trois modes, et le 0 qui est une bonne nouvelle

Retenir, c'est la cellule seule : la marge maximale. Lire ouvre la ligne de mot et les transistors d'accès tirent vers le haut le nœud qui vaut 0 — d'où le rétrécissement de la marge, et c'est la confusion numéro un du sujet. Écrire donne une marge de 0, et c'est très bien : écrire consiste à faire basculer la cellule exprès.

Du transistor à la puceSRAM 6T et marge de bruit : pourquoi lire une cellule peut l'effacer
Du transistor à la puceD'une cellule de mémoire à la façon dont le courant lui parvient et à la forme qu'elle prend sur le silicium

Une cellule de SRAM garde un bit avec deux inverseurs qui s'alimentent l'un l'autre. Plus ils s'« accrochent » l'un à l'autre, plus ils encaissent de bruit sans basculer — et cela se mesure en traçant la courbe de chaque inverseur contre celle de l'autre : on obtient un papillon, et le côté du plus grand carré qui tient dedans est la marge de bruit statique (SNM). Bouge les commandes et regarde-le rétrécir.

Ligne de mot ouverte avec les deux lignes de bit préchargées : les transistors d'accès tirent vers le haut le nœud qui vaut 0. C'est pour ça que lire rétrécit la marge.

La cellule, transistor par transistor

VddGNDBLVddBLBVddWL = VddQQBM2M1M4M3M5M6

M1/M2 et M3/M4 sont les deux inverseurs ; M5 et M6 sont les transistors d'accès, qui ne conduisent que tant que la ligne de mot est active. Passe la souris sur chacun pour voir son rôle.

Le papillon et le carré

0.000.000.250.250.500.500.750.751.001.00V(Q) — voltsV(QB) — volts
244mVmarge de bruit (SNM)

Ouvrir la ligne de mot mange 39 % de la marge : de 398 mV en rétention à 244 mV en lecture. C'est le « read disturb ».

Lobes : 244 et 244 mV — le plus petit commande, parce que la cellule bascule par son côté faible.
2
Commande la stabilité en LECTURE : un pull-down plus fort résiste mieux à la traction de la ligne de bit.
1.8
Commande l'ÉCRITURE : si le pull-up est trop fort, la cellule résiste au 0 de la ligne de bit et refuse de se laisser écrire.
1
Baisse-la et regarde le carré rétrécir : c'est la raison pour laquelle le SNM statique « ne suffit plus » aux nœuds modernes.
0.3
Combien il faut pousser la grille pour que le transistor conduise.

D’une marge à une mémoire qui fonctionne

Une marge de 200 mV ne dit pas grand-chose à elle seule : ce qui décide, c'est combien d'écarts-types tiennent dedans. Chaque cellule de la puce sort un peu différente, et il suffit qu'UNE échoue pour gâcher le mot. C'est pourquoi en mémoire on parle de 6σ et pas de « assez ».

30
6
8,1σde marge par cellule
2,1 · 10^-16une cellule échoue
2,1 · 10^-10le réseau entier échoue

Ceci est une illustration, pas une analyse. On suppose que la marge se répartit en cloche et que les cellules échouent indépendamment. Une vraie étude utilise Monte-Carlo avec les modèles de variabilité de la fonderie, et la queue réelle n'est pas une cloche. Ça sert à comprendre pourquoi la taille du réseau commande ; pas à décider quoi que ce soit.

Modèle du premier ordre

Les trois panneaux utilisent des modèles du premier ordre et le disent sur place. Il n'y a ici ni vérification des règles de dessin, ni extraction de parasites, ni placement-routage automatique : c'est du logiciel professionnel et ça ne tient pas — et ne doit pas tenir — dans un onglet de navigateur. Pour du vrai layout : Magic, OpenROAD ou KLayout. Et si ce que tu veux est dessiner le silicium couche par couche et le voir en coupe, SiliWiz fait exactement ça, et le fait bien.

Le fil complet :l'atome et pourquoi il y a un seuille transistor et l'inverseur CMOSla cellule, son alimentation et sa forme (tu es ici)